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La réforme de la dépendance, Les Français vont se faire des cheveux blancs |
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Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’espérance de vie a progressé sans interruption (Blanpain, 2011) mais l’accroissement de l’espérance de vie sans incapacité (EVSI) a augmenté moins vite que dans le passé, la tendance s’étant surtout dégradée pour les populations plus jeunes entre 50 et 65 ans (Sieurin, Cambois & Robine, 2011). Ce phénomène de ralentissement des gains en espérance de vie sans incapacité conjugué au vieillissement de la population aura pour conséquences l’entrée d’une part toujours plus importante de personnes âgées dans un processus de perte d’autonomie, ce qui devrait se traduire par un accroissement de la demande d’accompagnement des personnes dépendantes.
Comment répondre à cette demande future ? Sachant que l’offre de services est aujourd’hui essentiellement portée par la solidarité privée, la famille pourra-t-elle subvenir seule à l’ensemble des besoins ? Si ce n’est pas le cas, il faudrait substituer l’aide formelle (prise en charge publique ou privée des personnes âgées) à l’aide informelle (prise en charge par les aidants familiaux ou les voisins) ce qui pose d’importantes questions de financement : quel partage entre privé (ressources individuelles surtout assurance) et public (notamment au travers du financement de l’aide personnalisée d’autonomie – APA) ?
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